vendredi 16 septembre 2016

Aujourd'hui, je vais être logique...

"La logique vous fera aller
d'un point A à un point B...
L'imagination
vous fera aller partout."


Albert Einstein

vendredi 9 septembre 2016

Nous cherchions un vieux truc...

Mercredi soir, c'était apéro avec MIF (Men In France) dont je suis un "jeune membre" - no comment sur le mot jeune - et j'y ai retrouveé une vieille copine, très très très vieille copine :
La Vartoch
Pour ceux qui connaissaient le Marais au début des années 90, elle sévissait au Piano Zinc, ça donne une idée de son âge avancé...
Bref, nous discutons ensemble quand tout à coup, sortie de nul part, une petite phrase tombe dans la conversation comme une perruque dans la soupe :

"Ah Vartoch !!!
Il n'y a pas très longtemps,
nous cherchions un vieux truc sur Google ,
et c'est toi qui est sorti..."

Voilà, ça... c'est fait.

Bon, j'en profite, Vartoch est la soeur de mon mari... Leur rencontre remonte au millénaire dernier, un détail.

Vartoch est comédien et chanteur et surtout est l'inventeur de l'Eurovartovision, une parodie de l'Eurovision, qu'il a créé en 1992 au Piano Zinc et qui se joue tous les ans, maintenant au Palais de Glaces...
Pour en savoir plus sur cette soirée devenue culte, cliquer ici

Bref, c'est un artiste, un vrai, c'est une folle, une vraie, une pure, une dure. Un personnage du milieu que j'ai la chance de connaître depuis déjà bien longtemps.
"Je vous aime madame !!!"

lundi 29 août 2016

L'économie pour les nuls...

Hypothèse : Vous avez deux vaches...
"2 Higland"
Vaches écossaises... Mes préférées...
SOCIALISME : Vous avez deux vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous vous partagez le lait.

COMMUNISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les 2 et vous fournit en lait.

FASCISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les 2 et vous vend le lait.

NAZISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

DICTATURE : Vous avez deux vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

FÉODALISME : Vous avez deux vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait.

DÉMOCRATIE : Vous avez deux vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.

DÉMOCRATIE REPRESENTATIVE : Vous avez deux vaches. Une élection désigne celui qui décidera à qui appartient le lait.

ANARCHIE : Vous avez deux vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.

CAPITALISME : Vous avez deux vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.

CAPITALISME DE HONG KONG : Vous avez deux vaches. Vous en vendez trois à votre société cotée en bourse en utilisant des lettres de créance ouvertes par votre beau-frère auprès de votre banque.

Puis vous faites un "échange de dettes contre participation", assorti d'une offre publique, et vous récupérez quatre vaches dans l'opération tout en bénéficiant d'un abattement fiscal pour entretien de cinq vaches.

Les droits sur le lait de six vaches sont alors transférés par un intermédiaire panaméen sur le compte d'une société des îles Caïman, détenue clandestinement par un actionnaire qui revend à votre société côtée les droits sur le lait de sept vaches.

Au rapport de ladite société figurent huit ruminants, avec option d'achat sur une bête supplémentaire.

Entre temps vous abattez les 2 vaches parce que leur horoscope est défavorable.

CAPITALISME SAUVAGE : Vous avez deux vaches. Vous équarrissez l'une, vous forcez l'autre à produire autant que quatre, et vous licenciez finalement l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'avoir laissé la vache mourir d'épuisement.

BUREAUCRATIE : Vous avez deux vaches. Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à en abattre une.

Après quoi il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le jette.

Enfin il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante.

ÉCOLOGIE : Vous avez deux vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.

FÉMINISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous inflige une amende pour discrimination.

Vous changez une de vos vaches pour un taureau que vous trayez aussi.

SURRÉALISME : Vous avez deux girafes. Le gouvernement exige que vous leur donniez des leçons d'harmonica.

CAPITALISME EUROPÉEN : Vous avez deux vaches. On vous subventionne la 1ère année pour acheter une 3ème vache.

On fixe des quotas la 2ème année et vous payez une amende pour surproduction.

On vous donne une prime la 3ème année pour abattre la 3ème vache.

MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE : Vous avez deux vaches. Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre.

La vache vivante devient folle.

L'Europe vous subventionne pour l'abattre.

Vous la donnez à manger à vos deux moutons.

CAPITALISME À LA FRANÇAISE : Vous avez deux vaches. Pour financer la retraite de vos deux vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (cotisation sociale de solidarité avec nos amis les bêtes).

Deux ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire.

Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production du lait : le RAB (Remboursement de l'Ardoise Bovine).

Les vaches se mettent en grève. Il n'y a plus de lait.

Les français sont dans la rue : "DU LAIT, ON VEUT DU LAIT !!!".

La France construit un *laitoduc* sous la manche pour s'approvisionner auprès des Anglais.

L'Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation.

Le laitoduc ne servira jamais.

On lève un nouvel impôt pour l'entretien du laitoduc.

DANS LES CAMPAGNES FRANÇAISES : Vous avez deux vaches. Vous vous mettez en grève pour en obtenir une troisième. 

Vous déversez du lisier devant la mairie et mettez le feu à des pneus. 

Vous allez ensuite déjeuner avec les CRS en leur offrant du vin.

CAPITALISME ITALIEN : Vous avez deux vaches. Vous ne savez pas où elles sont. 

En allant les chercher, vous voyez une très belle femme. Vous l'invitez à déjeuner. La vita è bella.

CAPITALISME RUSSE : Vous avez deux vaches. Vous buvez de la vodka. Vous avez alors quatre vaches. 

Vous buvez encore de la vodka. Vous comptez maintenant 8 vaches. 

La mafia se pointe et vous prend toutes vos vaches, peu importe combien vous en avez.

CAPITALISME CHINOIS : Vous avez deux chèvres. Ce sont des prisonniers qui doivent les traire sans être payés. 

Vous vendez bon marché le lait en Europe en faisant croire que c'est du lait de vache.

CAPITALISME JAPONAIS : Vous avez deux vaches (imitation parfaite de la race Holstein). 

Vous les modifiez pour qu'elles produisent vingt fois plus de lait et qu'elles consomment moins d'herbe. 

Elles apprennent à voyager dans des trains de banlieue complètement bondés. 

Elles sont premières en classe à l'école des vaches.

CAPITALISME ALLEMAND : Vous avez deux vaches. Vous les modifiez pour qu'elles soient blondes, boivent de la bière et donne un excellent lait. 

Elles peuvent courir à 100 Km/h. Malheureusement elles réclament 13 semaines de vacances par an.

SOUS LES TALIBANS : Vous possédez toutes les vaches du pays, c'est-à-dire deux. 

Vous ne le trayez pas car la religion interdit de toucher les parties intimes des créatures vivantes. Le gouvernement américain et les ONG accordent au pays une aide de 40 millions de dollars pour trouver une alternative à la production de lait. Mais vous utilisez l'argent pour acheter des lance-roquettes.

EN IRAK : Vous aviez deux vaches. On vous les a enlevées. De temps en temps vous recevez une cassette où vous pouvez entendre leurs mugissements.

EN EX-YOUGOSLAVIE : Vous avez deux vaches dans une ferme du Kosovo. 

L'une est Albanaise de Macédonie, de confession musulmane, et l'autre Croate catholique de Bosnie. 

Des Milices Serbes du Montenegro chassent l'une des deux vaches et massacrent celle qui n'a pas voulu partir, et installent leurs deux vaches dans le pré. 

Bernard Kouchner essaie d'intervenir sans succès mais finalement les avions américains bombardent le pré.

CAPITALISME POLONAIS : Vous avez deux taureaux. Vos employés sont régulièrement piétinés car ils tentent de traire vos taureaux.

CAPITALISME BELGE : Vous avez une vache une fois. Elle est schizophrène. Elle pense parfois être wallonne, parfois flamande. 

Il y a conflit, la partie flamande ne veut partager la nourriture avec la partie wallonne. 

La partie wallonne veut contrôler la production laitière de la partie flamande. 

La vache demande à être coupée en deux. Elle meurt satisfaite.

CAPITALISME CORSE : Vous déclarez avoir deux vaches, mais vous n'en avez pas. 

Comme elles sont soit disant en montagne vous touchez une allocation. 

Avec l'argent vous achetez de la dynamite pour faire sauter le bureau des allocations.

CAPITALISME de FLORIDE : Vous avez une vache noire et une vache brune. Il faut voter pour élire la plus belle. Certains préféraient la brune mais ont voté pour la noire par accident. Certains votent pour les deux et d'autres pour aucune d'entre elles. Certains ne parviennent pas à voter. Le décompte est litigieux, une armée d'avocats s'affrontent, la cour suprême est sollicitée.

CAPITALISME de CALIFORNIE : Vous avez deux mille vaches. Vous produisez du bon fromage californien qui vaut largement le camembert de France. 

Mais seule une dizaine de vache parle anglais et la majorité sont en situation irrégulière. 

Mais Arnold le gouverneur aime bien celle avec les grosses mamelles.

DÉMOCRATIE DE SINGAPOUR : Vous avez deux vaches. Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement.

Devinette mythologique

"Je n'ai jamais été,
je suis toujours en devenir,
personne ne m'a jamais vu, ni ne me verra,
mais je suis pourtant l'espoir de tout ceux
qui vivent et respirent...

Nommez-moi"...

dimanche 28 août 2016

Classé X

Depuis le temps que je dis que la religion devrait être classée au même endroit que la pornographie !!!

mardi 23 août 2016

A méditer !!!

“Tout objectif flou conduit obligatoirement
à une connerie très précise.”
Frédéric Dard

mardi 16 août 2016

Anticipation d'une humanité qui ne cesse de se répéter... bêtement...

"Le Dictateur"
1940
Discours final
 
"...Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n'est pas mon affaire.

Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne.

Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits.

Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur.

Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne.

Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains.

Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l'avons oublié.

L'envie a empoisonné l'esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang.

Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes.

Les machines qui nous apportent l'abondance nous laissent dans l'insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques.

Nous sommes inhumains à force d'intelligence,nous pensons beaucoup trop et nous ne ressentons pas assez.

Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d'humanité.

Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse.

Sans ces qualités humaines, la vie n'est plus que violence et tout est perdu.

Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l'être humain, que dans la fraternité, l'amitié et l'unité de tous les hommes.
En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d'hommes, de femmes, d'enfants désespérés, victimes d'un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.

Je dis à tous ceux qui m'entendent :

Ne désespérez pas !

Le malheur qui est sur nous n'est que le produit éphémère de l'habilité,de l'amertume de ceux qui ont peur des progrès qu'accomplit l'Humanité.

Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront, et le pouvoir qu'ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples.

Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr.
Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu'il faut faire et ce qu'il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.

Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains,

ces hommes-machines avec une machine à la place de la tête
et une machine dans le cœur.

Vous n'êtes pas des machines !

Vous n'êtes pas des esclaves !

Vous êtes des hommes !

Des hommes avec tout l'amour du monde dans le coeur.

Vous n'avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n'est pas fait d'amour.

Soldats ne vous battez pas pour l'esclavage mais pour la liberté.

Il est écrit dans l'Evangile selon Saint Luc "Le Royaume de Dieu est dans l'être humain", pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir. Le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir. Le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir.

Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l'occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.

Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient.

Ils n'ont pas tenu leurs merveilleuses promesses ; jamais ils ne le feront.

Les dictateurs s'affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.

Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses.

Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l'avidité, avec la haine et l'intolérance.

Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur.

Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !

Hannah, est-ce que tu m'entends ?

Où que tu sois, lève les yeux !

Lève les yeux, Hannah !

Les nuages se dissipent ! Le soleil perce !

Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière !

Nous pénétrons dans un monde nouveau, un monde meilleur, où les hommes domineront leur cupidité, leur haine et leur brutalité.

Lève les yeux, Hannah !

L'âme de l'homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler.

Elle vole vers l'arc-en-ciel, vers la lumière de l'espoir.

Lève les yeux, Hannah !

Lève les yeux !...."

mardi 2 août 2016

Paris en mode "Touristes", c'est bien aussi... De temps en temps.

Ce week-end, c'était visite royale à la maison :
"Mon bon roi Dagobert
et sa Princesse Bourre Bonne"
de Lille sont en villégiature à la Capitale...
Traduction : "Elles viennent s’encanailler..."


Je propose que nous allions nous envoyer en l'air à la fête foraine des Tuileries, ça fait au moins 15 ans que je n'y suis pas allé...

Alors que mon mari chassait le Pokemon dans le jardin (oui, oui... Je suis consterné...), je cherchais ce que nous allions faire... Et voici que je tombe sur La Boule... Et hop, c'est parti.
Comment dire ?
"Bon, ça c'est fait mais plus jamais..."
A 20 ans, c'est bien, à environ 25 ans, c'est tout de suite plus compliqué... Mais bon, je l'ai fait...

Mais finalement, le plus intéressant c'était la Grande Roue, Place de la Concorde. Cela fait des années que je voulais le faire et tout le monde était d'accord, hop hop, c'est parti...

Et voici ce que nous voyons de là-haut :
Et après on se demande pourquoi j'aime tant Paris...

vendredi 29 juillet 2016

Un bar clandestin... rigolo...

Hier soir, nouvelle expérience : Soirée sur proposition d'une vieille copine, Magalie, dans un bar clandestin...
Le Mezcaleria - Bar clandestino...

Vous arrivez devant l'enseigne du "1K", 13 avenue du Temple dans le 3ème, un bar restaurant mexicain...
Vous traversez la salle de restaurant, puis arrivez à l'entrée d'un bar où il y a un hôtesse...
Magalie, la vieille copine au brushing, s'approche de l'hôtesse et lui glisse dans l'oreille :
"Mescaleria"

L'hôtesse : "Ok, suivez-moi..."
 

Nous traversons la salle du bar, franchissons une porte discrète, traversons les cuisines et finalement, nous arrivons dans une arrière-salle lumineuse, décorée sur le thème de la Fête des Morts avec des Catrina partout.


Et voici où nous arrivons :
C'est un bar à cocktails mexicain à base de Mezcal.
Oh punaise !!!

Résultat, nous avons goûté 3 cocktails accompagnés de chips de yukka et de guacamole.

Surprenants, très bons, parfois étrange, mais en tout cas une belle et bonne surprise.



La Pinta
Mezcal Sangrema, liqueur 30&40, jus de citron jaune, sirop aux 5 épices maison (cannelle, anis étoilé, poivre de la Jamaïque, fève de Tonka, vanille), bitter chocolat maison et blanc d'oeuf.

Brazilian Thong
Mezcal, Açaï, jus de citron, jus de pomme, cordial fleur de sureau, sucre.

Mexizombi
Tequila, Mezcal, Sotol, mexicozombie mix maison, jus de citron jaune, jus d'ananas, jus d'orange et demi fruit de la passion caramélisé au Mezcal, sucre et sirop d'agave.
Guacamole et chips de yukka.
Je vous le conseille et surtout,
n'oubliez pas le mot de passe...

jeudi 21 juillet 2016

Ces petits moments qui font tant de bien à l'âme...

"Au retour de ce moment, je souhaitais conserver ce que j'avais vécu et ne pas le partager. Je l’avais partagé en conscience avec 9 personnes et c’était notre expérience, un peu comme si nous avions un secret.

L’âme et le corps ont été tellement sollicités, que le repos fut long et intense.


Puis, le réveil macabre d’hier a à nouveau bouleversé mes certitudes, et je partagerai ceci, qui ne sera qu’un « petit partage » au regard de l’immense (je n’ai pas le mot) que nous avons vécu.
Se donner rendez-vous à 2 heures du matin dans un endroit presqu’isolé non loin du Mont Saint Michel. 4 voitures arrivent les unes après les autres. Certains se connaissent, d’autres non. Imaginez-vous en pleine nuit ; vous ne distinguez pas les visages des personnes que vous ne connaissez pas, que vous n’avez jamais vu, mais, tous ont souhaité faire cette démarche. La Confiance : premier élément indispensable. Pas totale mais…

Nous démarrons, nous nous approchons de la baie, à pied, en chaussures. Un équilibre, des équilibres se créent, dans ce qui apparaît être quelque chose de bien déséquilibrant : avancer sans ses repères habituels, avec un sol capricieux.

Faire un arrêt pour, tous, se déchausser. Aborder la marche, ce que nous sommes venus chercher, lâcher, prendre, vivre, avec de nouvelles sensations. Un autre sens vient se greffer aux autres nouvellement sollicités : cet « autre », c’est le toucher. Près de 20km solliciterons mes plantes de pieds, tantôt du sable, soyeux, rêche, amalgamé, dur, formant des vaguelettes, dans un sens, puis dans un autre ; tantôt de la vase, glissante, s’insinuant entre les orteils, ainsi, tout le pied est sollicité ; tantôt de l’eau, fraîche, douce ou salée, avec ou sans courant…

L’histoire d’une Vie. Monter. Descendre. Bifurquer. Revenir en arrière pour mieux avancer. En sécurité, sans cesse mise à l’épreuve par notre guide. Il est patenté, et est responsable des personnes qui composent son groupe.

Et s’approcher. Le voir, de plus en plus près, de plus en plus net, de plus en plus éclairé par le soleil qui se lève ; il est 5h30.
L’approcher est difficile, il nous échappe ; nous l’avions abordé par cette face que très peu connaisse, le Nord, et l’eau, et les sables ne nous permettent pas, cette fois sans doute, de passer. Nous revenons sur nos pas, et le respectons en passant par l’autre face.

Entrer. Arpenter la rue principale. Gravir les nombreuses marches, jusque tout là haut, et se baigner du soleil qui nous aveugle. Cette lumière qui naît. Renaît le jour à cet endroit où tout est paisible. La vie sereine est là. Elle débute son mouvement. Le monde s’éveille maintenant. Le tumulte est après…
Alors non cette fois je ne marquerai pas « je suis Nice » et ne ferai pas d’autres allusions, pour ne pas surenchérir dans l’atrocité que l’on sait. Non. Je ne parlerai que de choses positives, constructives, apaisées.

Le Partage que nous avons vécu, je vous souhaite de tout cœur le vivre avec vos proches, ou des personnes qui pourraient le devenir. Les Échanges que nous avons eus, je souhaite de tout cœur que vous en ayez. Ainsi, petit à petit, germerons des liens autour de vous, et qui sait, peut-être est ce un vœu pieux, ces liens pourraient faire barrage à la haine."
Vincent Gaudre

Ces petits moments qui font tant de bien à l'âme...

"Au retour de ce moment, je souhaitais conserver ce que j'avais vécu et ne pas le partager. Je l’avais partagé en conscience avec 9 personnes et c’était notre expérience, un peu comme si nous avions un secret.

L’âme et le corps ont été tellement sollicités, que le repos fut long et intense.


Puis, le réveil macabre d’hier a à nouveau bouleversé mes certitudes, et je partagerai ceci, qui ne sera qu’un « petit partage » au regard de l’immense (je n’ai pas le mot) que nous avons vécu.

Se donner rendez-vous à 2 heures du matin dans un endroit presqu’isolé non loin du Mont Saint Michel. 4 voitures arrivent les unes après les autres. Certains se connaissent, d’autres non. Imaginez-vous en pleine nuit ; vous ne distinguez pas les visages des personnes que vous ne connaissez pas, que vous n’avez jamais vu, mais, tous ont souhaité faire cette démarche. La Confiance : premier élément indispensable. Pas totale mais…

Nous démarrons, nous nous approchons de la baie, à pied, en chaussures. Un équilibre, des équilibres se créent, dans ce qui apparaît être quelque chose de bien déséquilibrant : avancer sans ses repères habituels, avec un sol capricieux.

Faire un arrêt pour, tous, se déchausser. Aborder la marche, ce que nous sommes venus chercher, lâcher, prendre, vivre, avec de nouvelles sensations. Un autre sens vient se greffer aux autres nouvellement sollicités : cet « autre », c’est le toucher. Près de 20km solliciterons mes plantes de pieds, tantôt du sable, soyeux, rêche, amalgamé, dur, formant des vaguelettes, dans un sens, puis dans un autre ; tantôt de la vase, glissante, s’insinuant entre les orteils, ainsi, tout le pied est sollicité ; tantôt de l’eau, fraîche, douce ou salée, avec ou sans courant…

L’histoire d’une Vie. Monter. Descendre. Bifurquer. Revenir en arrière pour mieux avancer. En sécurité, sans cesse mise à l’épreuve par notre guide. Il est patenté, et est responsable des personnes qui composent son groupe.

Et s’approcher. Le voir, de plus en plus près, de plus en plus net, de plus en plus éclairé par le soleil qui se lève ; il est 5h30.
L’approcher est difficile, il nous échappe ; nous l’avions abordé par cette face que très peu connaisse, le Nord, et l’eau, et les sables ne nous permettent pas, cette fois sans doute, de passer. Nous revenons sur nos pas, et le respectons en passant par l’autre face.

Entrer. Arpenter la rue principale. Gravir les nombreuses marches, jusque tout là haut, et se baigner du soleil qui nous aveugle. Cette lumière qui naît. Renaît le jour à cet endroit où tout est paisible. La vie sereine est là. Elle débute son mouvement. Le monde s’éveille maintenant. Le tumulte est après…
Alors non cette fois je ne marquerai pas « je suis Nice » et ne ferai pas d’autres allusions, pour ne pas surenchérir dans l’atrocité que l’on sait. Non. Je ne parlerai que de choses positives, constructives, apaisées.

Le Partage que nous avons vécu, je vous souhaite de tout cœur le vivre avec vos proches, ou des personnes qui pourraient le devenir. Les Échanges que nous avons eus, je souhaite de tout cœur que vous en ayez. Ainsi, petit à petit, germerons des liens autour de vous, et qui sait, peut-être est ce un vœu pieux, ces liens pourraient faire barrage à la haine."
Vincent Gaudre

mardi 12 juillet 2016

Riez avec... la SNCF...

Le SMS que je viens de recevoir m'a fait exploser de rire et voici ce qu'il dit :

"Info SNCF : l'heure d'arrivée de votre train n°8383
de 15 h 09 le 13/07 a été modifiée.
Il arrivera à 16 h 53.
Informations auprès de votre point de vente."
La preuve :
Aussitôt, je me précipite sur mon billet afin de vérifier le retard que cela représentait... Retard... SNCF... dans la même phrase, un pléonasme... Je vais devoir revoir tous mes plans, tout réorganiser, tout replanifier... Bref, ça va encore me compliquer la vie... La SNCF quoi...

Je retrouve mon billet au fond de mon portable et voici ce que je vois:
Départ : 15 h 09  - Arrivée : 16 h 52 

Oh...My... God !!!
Mon train va avoir une minute de retard !!!
Comment vais-je faire ???
Comment vais-je survivre à un tel retard ???
Dois-je porter plainte ???
Vont-ils me rembourser une partie mon billet ?!?!

La SNCF qui vous envoie un SMS pour vous dire que l'un de ses trains aura 1 minute de retard, c'est un peu comme si Hanouna vous envoie un télex pour vous dire qu'il a un cerveau ou Nicolas Escroc-Zy qui vous adresse un pigeon pour vous dire qu'il est fondamentalement honnête... C'est au mieux risible, au pire grotesque, non ?

En tout cas, c'est bien la première fois que la SNCF me fait rire...

mardi 5 juillet 2016

A tous les placards : Lisez

Témoignage :

Adolescent, j’ai vu cette ‪#‎GayPride‬ dans les journaux télévisés que regardaient mes parents. Des garçons dévêtus, beaucoup de couleurs et de la musique tapageuse. Quelle tristesse pour moi. J’étais homo, je le savais, mais je ne me reconnaissais en rien dans ce défilé carnavalesque. Et puis, ce terme « pride », fier. Je n’étais pas fier d’être gay. C’était comme la couleur de mes yeux ou celle de mes cheveux, un détail qui ne vous rend pas fier mais indifférent.

Parce que j’ai eu la chance de grandir dans les années 90 et 2000. Dire à mes amis ou à mes parents que j’aimais des garçons n’a pas posé de problème. Et si je me souviens avoir essuyé des quolibets (tapette, fiotte, pédale etc.) et des regards gênants, je me considérais bien loti au regard de l’homophobie violente qu’ont subi certains. J’étais gay mais « discret », « normal ». Le simple fait de penser à la communauté LGBT me donnait de l’urticaire. Quelle idée de se confiner dans un ghetto communautaire alors qu’on a la société — ouverte et tolérante- pour soi ? Je vivais dans une bulle gentiment réconfortante.

Et le réel m’a salement rattrapé. Pour me réconcilier avec cette communauté que je ne comprenais pas et que je regardais avec défiance, j’ai proposé à ma rédaction de couvrir le mariage pour tous. Une façon pour moi d’apprivoiser ces pédés et ces gouines militant.e.s. J’allais parler d’amour et de filiation, de quoi me réchauffer le cœur. Tout le monde connaît la suite, je me suis retrouvé à couvrir des manifestations gigantesques. Où un peuple rose et bleu se levait afin que je ne puisse pas me marier. Et il y a eu ce « pédé » lancé par un manifestant parce que je faisais tâche dans leur cortège. J’ai passé de longues heures à écouter leurs arguments, entendre qu’ils n’ont rien contre les homosexuels, qu’ils en fréquentent d’ailleurs, mais de ceux qui savent « rester à leur place ». Il y aussi eu l’interminable débat parlementaire, où des hommes en costume eurent des mots effrayants, insultants et blessants sur nos couples et nos enfants. Neuf mois comme un calvaire à découvrir que mon homosexualité pouvait rendre les gens violents et haineux. Mais dans l’adversité, j’ai aussi rencontré des personnes qui sont devenues des sœurs et des frères pour moi. Nous vivions la même chose, la même horreur vue de l’intérieur ou subie à l’extérieur. Et là est né ce sentiment communautaire.

Du coup, je suis devenu pédé, au sein de la communauté pédé. Entendre des foules, dés élus et des médias juger ce que je suis et décider de ce que je pouvais faire ou non m’a rapproché de celles et ceux qui sont comme moi. Une prise de conscience tardive et vertigineuse. Quelle désillusion de réaliser que je pouvais déchaîner des torrents de haine et de prendre conscience qu’on a bien peu d’alliés fiables et tenaces dans ces circonstances. J’étais blessé par toute cette haine et meurtri de constater l’indifférence des autres. Quand je suis né (il n’y a pas si longtemps que ça), l’homosexualité était encore considérée comme une maladie mentale par l’Organisation mondiale de la santé. Je ne suis pas un malade mental mais en revanche, je sais que je ne peux pas embrasser un garçon ou lui tenir la main dans n’importe quelle circonstance, comme le font les hétéros. J’ai intégré, sans m’en rendre compte, ces règles de prudence pour éviter les regards déplacés, les insultes ou les agressions physiques. Je suis allé danser dans des havres de paix communautaires. Où on peut mater, séduire et rouler des pelles entre garçons comme si de rien n’était. Où être efféminé, folle, pas viril, ne fait pas de vous la cible de moquerie. L’homophobie, ce n’est pas qu’une tuerie dans une boîte gay d’Orlando. C’est aussi toutes ces personnes qui rendent long et tortueux le cheminement vers l’acceptation de soi. Mais je sais aussi que cette sensibilité aux insultes et aux jugements nous rend plus forts et plus courageux que ceux qui nous traitent de pédales.

J’irai donc marcher pour dire que, oui, je suis fier de celles et ceux qui ont marché avant moi et qui me permettent aujourd’hui de vivre dans un monde un peu plus libre. Fier aussi de pouvoir marcher pour celles et ceux qui ne le peuvent plus parce qu’on leur a craché dessus, parce qu’on les a tabassé, parce qu’ils ont été exécutés alors qu’ils dansaient et s’aimaient. Marcher fièrement pour affronter tous ceux que je dégoute à l’idée que j’embrasse un garçon. Pour une fois, ne pas baisser les yeux, ne pas se faire discret. Etre fier.

Vincent Daniel, journaliste à Francetvinfo.

vendredi 1 juillet 2016

Au revoir petit frère...

Le pire est arrivé. Je m'y attendais.

Voici un an que la nouvelle est tombée : "Vous avez un cancer."

Voici un an que je suis inquiet pour mon petit frère. Samedi 25 juin à 2 h 30, Titi nous a quitté à l'âge de 45 ans, il en aurait eu 46 le 11 juillet prochain et aujourd'hui, c'est sa fête...
Je vais juste relater deux faits importants et qui concluront l'histoire de mon petit frère, l'histoire de deux frères.

Le premier concerne sont décès à proprement parler :

Vendredi 24 juin, je rentre de l'entraînement de volley-ball, je me couche. 00h50, mon portable sonne. Je ne me lève pas pensant à une erreur. 2h25, deuxième appel. Je me lève, prends mon portable et lis : "Appel de Thierry et Christelle" x 2. Là, ce n'est pas normal, je rappelle immédiatement.

Christelle, ma belle-sœur, décroche. Et voici ce qui se dit :
  • "Bonsoir Christelle, c'est moi. Qu'est-ce qui se passe ???"
  • "Nous sommes au C.H.U. Oh Patrick, ton frère va très mal..."
Silence... Et Christelle continue :
  • "Il vient de se réveiller, il a entendu ton prénom..."
Silence...
  • "Il ne respire plus... Oh mon dieu, il est mort... Il est parti..."
Le second concerne notre toute dernière conversation  qui date du 19 juin à 20h00 (oui, je conserve tout...) :
  • "Patrick, j'ai une question à te poser, tu me réponds par oui ou par non.."
  • "Ok Thierry, dis-moi..."
  • "Est-ce que tu veux être mon témoin lors de mon mariage ?"
Un long silence entrecoupé de sanglots s'installe et j'arrive à lui répondre...
  • "Oui, évidemment !!! Évidemment oui !!! Quelle merveilleuse nouvelle !!!"
  • "OK, je suis content, nous nous marions le 16 juillet..."
En larmes de joie, la conversation se termine par un
  • "Que je suis heureux pour toi et Christelle. J'ai hâte d'être là à tes côtés. Que je suis heureux. Je t'embrasse fort et au 16..."
C'est la dernière fois que j'entends le son de sa voix.

J'ai été son témoin mais pas comme nous l'avions espéré tous les deux.

Titi, toi qui m'as accepté comme je suis (et ce n'était pas gagné), toi qui as accepté mon mari (ça aussi, ce n'était pas gagné d'avance), toi qui as restauré la maison des parents, grands-parents et arrière grands-parents, toi qui as repris la ferme familiale à la retraite de Papa, toi qui as trouvé en Christelle une compagne parfaite, toi qui as donné la vie à Lizéa.
Mon petit frère tu vas me manquer, tu vas nous manquer, tu vas manquer à beaucoup de monde, à trop de monde.

Tu as retrouvé Grand-Père et Grand-Mère, tu as retrouvé Papa et nous avons bien vu que vous étiez tous ensembles hier à labourer les nuages pour laisser passer la lumière du soleil pendant la dispersion de tes cendres.

Merci p'tit frère !!!
Merci Titi

Thierry et Patrick

Patrick - Thierry - Pollux
Le Bocasse (76)
1971

Thierry - Patrick
Le Bocasse (76)
1972

Patrick - Thierry
1975

Thierry - Stéphanie - Patrick
Le Valmartin (76)
1976
Patrick et Thierry
Le Valmartin (76)
1976

Thierry - Patrick
Communion à Dercé
1982

Thierry - Christelle
2004

Thierry et Lizéa
2007

Thierry - Lizéa
2007

Thierry - Lizéa - Papa
2008
Thierry - Lizéa - Papa
2008
Sa Renault 8 de 1962
dans laquelle il aura fait son dernière voyage

30 juin 2016